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Réservations directes · mis à jour le 15 octobre 2026

Créer un site pour son gîte : prix réels, délais et pièges à éviter

Un site de gîte peut coûter 0 € comme plus de 1 000 € sur trois ans. Le bon choix ne dépend pas du prix affiché la première année, mais de ce qu'il vous coûte sur la durée et du nombre de réservations directes qu'il faut pour le rembourser. Voici les quatre façons de faire, chiffrées, les délais réalistes, les obligations qu'on oublie, un cahier des charges à copier et un calcul pour votre cas.

En bref

  • Comparez le coût sur 3 ans, nom de domaine compris : c'est là que les écarts apparaissent.
  • Le site technique se fait en quelques jours ; photos, textes et conditions prennent plus de temps.
  • Trois obligations à ne pas oublier : numéro d'enregistrement, mentions légales, médiateur de la consommation.
  • Le site ne remplace pas Airbnb ou Booking : il récupère les voyageurs qui vous connaissent déjà, sans commission.

1. Ce qu'un site de gîte fait, et ce qu'il ne fait pas

Un site seul, sans réputation ni diffusion, apporte rarement des réservations vite. Sur « gîte + nom de la ville », Airbnb, Booking et les offices de tourisme occupent la première page de Google, et un site neuf met des mois à remonter, quand il y arrive.

Là où il rapporte tout de suite : les voyageurs qui vous ont déjà trouvés. Les habitués qui reviennent, les amis d'anciens clients, ceux qui tapent le nom de votre gîte sur Google après l'avoir vu sur une plateforme, le site de l'office de tourisme, vos réseaux sociaux. Sans site, ces personnes réservent sur Airbnb ou Booking et vous payez la commission sur des clients que vous aviez déjà. Pour un gîte, c'est souvent là que se trouve l'argent.

Attention : les conditions d'Airbnb interdisent d'utiliser l'annonce ou la messagerie pour orienter un voyageur vers une réservation hors plateforme, lien vers votre site compris. La méthode conforme est détaillée dans Réservation directe sans Airbnb.

2. Les quatre façons de faire, avec le coût réel

SolutionCoût la 1re annéeCoût sur 3 ansQui fait le travail
Page gratuite sur l'adresse d'un constructeur0 €0 €Vous. Adresse peu crédible, publicité du constructeur, pas de domaine à votre nom.
Constructeur, formule d'entrée (Wix Light)201,60 €604,80 €, domaine en plus après la 1re annéeVous, un à trois week-ends.
Constructeur, formule Business (Wix)489,60 €1 468,80 €, domaine en plus après la 1re annéeVous.
Logiciel de location avec site (Lodgify Basic)environ 168 €environ 504 €, domaine en plusVous, avec un modèle et un calendrier relié.
Site fait par un professionnelde quelques dizaines à plusieurs milliers d'eurosselon l'hébergement et la maintenanceLe prestataire, vous fournissez photos et informations.

Montants TTC, hors frais de paiement et hors nom de domaine (offert la première année chez Wix), pour un seul logement.

Prix relevés en 2026 : Wix 16,80 € et 40,80 € par mois en abonnement annuel payé d'avance, domaine offert la première année puis de 14,95 € à 24,95 € par an ; Lodgify à partir de 14 € par mois, le prix monte avec le nombre de logements. Un nom de domaine en .fr acheté directement coûte quelques euros par an (4,99 € HT la première année puis 7,79 € HT chez OVHcloud en juillet 2026).

HôteKit vend des sites de gîte, voici donc nos prix, sur les mêmes critères : chez HôteKit, la page d'un gîte coûte 49 €, le site complet 214,80 € et le premium 418,80 €, première année d'hébergement comprise, puis 20 € par an (hébergement seul) ou 49 € par an (mises à jour comprises). Sur 3 ans, le site complet revient à 254,80 € hors nom de domaine. Le détail est sur la page Un site à vous, sans commission.

Le chiffre qui compte n'est pas la première année. Un abonnement de 16,80 € par mois paraît léger, mais il continue tant que le site existe. À l'inverse, un site payé une fois avec un hébergement à 20 € par an coûte peu ensuite. Posez toujours la question : combien je paie en année 2, en année 3, et que se passe-t-il si j'arrête ?

3. Les délais réalistes

4. Les pièges qui coûtent cher

  1. Un nom de domaine au nom du prestataire. Si vous changez de prestataire, vous perdez l'adresse que vos clients connaissent. Exigez qu'il soit enregistré à votre nom, avec un accès au compte.
  2. Oublier le numéro d'enregistrement. Si votre commune a mis en place l'enregistrement des meublés de tourisme, le numéro doit figurer sur toute annonce, votre propre site compris. La loi Le Meur généralise cette déclaration à toute la France avec un téléservice national, annoncé par Service-Public pour le quatrième trimestre 2026 ; d'ici là, renseignez-vous auprès de votre mairie. Selon Service-Public, le défaut de déclaration peut coûter jusqu'à 10 000 € d'amende, une fausse déclaration ou un faux numéro jusqu'à 20 000 €.
  3. Pas de mentions légales ni de page de confidentialité. Tout site doit dire qui l'édite et qui l'héberge. Dès que vous avez un formulaire, il faut aussi expliquer ce que vous faites des données et combien de temps vous les gardez ; et un bandeau de consentement si vous mesurez l'audience avec des cookies non essentiels.
  4. Pas de médiateur de la consommation. Un professionnel qui vend des séjours à des particuliers doit adhérer à un médiateur et afficher son nom et ses coordonnées sur son site et dans ses conditions de vente. L'amende peut aller jusqu'à 3 000 € pour une personne physique et 15 000 € pour une société. La qualification de « professionnel » au sens du Code de la consommation dépend de votre activité, pas de votre statut fiscal LMNP : vérifiez sur economie.gouv.fr ou auprès de votre fédération (Gîtes de France, Clévacances) avant de vous en dispenser.
  5. Un calendrier qui ne suit pas. Un site qui affiche des dates libres déjà prises sur Airbnb, c'est une double réservation et une annulation pénalisée par la plateforme. Reliez les calendriers par les liens iCal, en sachant qu'ils se mettent à jour avec quelques heures de retard : bloquez les dates à la main dès qu'une réservation tombe, ou affichez seulement un formulaire de demande.
  6. Les textes de l'annonce copiés mot pour mot. Google préfère un contenu original, et votre site doit répondre à des questions que l'annonce ne traite pas : comment venir, ce qu'il y a autour, vos conditions.
  7. Un bouton de contact introuvable sur téléphone. La plupart des visites se font sur mobile : téléphone, e-mail ou formulaire visibles sans chercher.
  8. Le paiement en ligne sans en mesurer le coût. Comptez autour de 1,5 % + 0,25 € par paiement avec une carte européenne standard, plus pour les cartes premium et hors Europe. Un virement après signature du contrat reste une solution simple et courante pour un gîte. Choisissez le bon mot dans votre contrat : des arrhes peuvent être perdues par le voyageur qui annule, un acompte l'engage à payer la totalité.
  9. La taxe de séjour oubliée. Sur Airbnb, la plateforme la collecte souvent à votre place. En direct, c'est à vous de l'afficher, de l'encaisser et de la reverser à la commune, au tarif qu'elle a voté.
  10. Un abonnement impossible à quitter. Avant de signer, demandez si vous pouvez récupérer vos textes, vos photos et votre domaine en partant.

5. Combien de réservations directes pour rembourser le site ?

Exemple : un séjour moyen de 600 €. Sur Airbnb, si vous êtes au modèle de frais hôte de 15,5 % (le cas général depuis le 13 octobre 2026, voir notre calcul), vous laissez 93 € à la plateforme. En direct, payé par carte, vous laissez environ 9,25 € de frais de paiement. Chaque réservation directe vous rapporte donc environ 84 € de plus. Un site qui coûte 254,80 € sur 3 ans hors domaine est remboursé dès la quatrième réservation directe, en trois ans. Un abonnement à 604,80 € sur 3 ans demande huit réservations.

Faites le calcul pour votre gîte

Ordre de grandeur. Ne tient pas compte de la taxe de séjour, que vous collectez vous-même en direct, ni du temps passé à gérer la réservation.

6. Le cahier des charges à copier

Envoyez cette liste à un prestataire, ou servez-vous-en pour vérifier votre propre site avant de le publier.

Site de mon gîte : ce que je demande
1. Nom de domaine enregistré à mon nom, avec accès au compte.
2. Pages : accueil, le logement (pièce par pièce), tarifs et disponibilités, accès et alentours, contact.
3. Lisible sur téléphone, bouton de contact visible sur chaque écran.
4. Formulaire de demande avec dates, nombre d'adultes et d'enfants, message.
5. Calendrier à jour, relié à Airbnb et Booking par iCal, ou formulaire de demande seul.
6. Numéro d'enregistrement du meublé affiché.
7. Mentions légales, politique de confidentialité, bandeau cookies si besoin.
8. Conditions de location : prix TTC, taxe de séjour, arrhes ou acompte, annulation, dépôt de garantie, capacité, animaux, horaires.
9. Nom et coordonnées du médiateur de la consommation.
10. Titre et description de chaque page rédigés pour Google, site déclaré dans Search Console.
11. Version anglaise si j'accueille des voyageurs étrangers.
12. Coût écrit pour les années 2 et 3, et ce que je récupère si j'arrête.
13. Délai de mise en ligne écrit, à partir de la remise de mes photos et textes.

7. Par où commencer cette semaine

Questions fréquentes

Combien coûte un site pour un gîte ?

De 0 € pour une page faite soi-même sur une adresse gratuite à plus de 1 000 € sur 3 ans pour un constructeur en formule haute. Un constructeur d'entrée de gamme coûte autour de 200 € par an, un logiciel de location avec site environ 170 € par an, un site fait par un professionnel de quelques dizaines à plusieurs milliers d'euros. Comparez toujours le coût sur 3 ans, nom de domaine compris.

Mon site de gîte doit-il afficher un numéro d'enregistrement ?

Oui, si votre commune a mis en place l'enregistrement : le numéro doit figurer sur toute annonce, quel que soit le support, y compris votre propre site. Le téléservice national prévu par la loi Le Meur était annoncé pour le quatrième trimestre 2026 ; d'ici là, renseignez-vous auprès de votre mairie.

Puis-je mettre le lien de mon site dans mon annonce Airbnb ?

Non. Les conditions d'Airbnb interdisent d'utiliser l'annonce ou la messagerie pour orienter vers une réservation hors plateforme. Le site sert aux voyageurs qui vous trouvent autrement : habitués, bouche-à-oreille, recherche de votre nom sur Google, office de tourisme, réseaux sociaux.

En combien de temps un site de gîte est-il en ligne ?

La partie technique se fait en quelques jours. Ce qui prend du temps, ce sont les photos, les textes, les tarifs et les conditions de location : prévoyez une à deux semaines si vous les rassemblez vous-même. Google met ensuite en général de quelques jours à quelques semaines pour afficher le site sur le nom de votre gîte, sans garantie.

Faut-il un paiement en ligne sur le site ?

Pas forcément. Beaucoup de gîtes reçoivent une demande de réservation, envoient un contrat et demandent un premier versement par virement. Le paiement par carte rassure les voyageurs étrangers mais coûte en général autour de 1,5 % + 0,25 € par paiement avec une carte européenne standard, davantage pour les cartes premium ou hors Europe.

Sources : La Fabrique du Net, prix Wix relevés le 12 octobre 2026 et prix Lodgify (mise à jour du 28 mai 2026) ; La Fabrique du Net, prix des noms de domaine OVHcloud (6 juillet 2026) ; Gérer seul (8 septembre 2026, avec la mise à jour Service-Public du 27 juillet 2026) et Kohen Avocats (8 mai 2026) pour le numéro d'enregistrement et les amendes ; Socic (20 mai 2026) pour l'affichage du numéro sur le site personnel ; Oise Tourisme Pro, mémento médiateur de la consommation (février 2026), et economie.gouv.fr pour la médiation ; Indy et Hayot Expertise (2026) pour les frais de paiement par carte ; conditions de service d'Airbnb pour les liens hors plateforme. Informations générales, pas un conseil juridique : vérifiez votre situation auprès de votre mairie, de votre office de tourisme ou d'un professionnel.

Voir votre gîte en site avant de payer

Envoyez le lien de votre annonce : je prépare une maquette de votre site avec vos photos, sous 48 h. Vous ne payez que si elle vous plaît.

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